Le mardi 28 juin dernier, j’ai lancé un sondage qui demandait aux lecteurs du Presquilien de définir le profil d’un bon conseiller territorial. J’avais rappelé que la fonction de conseiller territorial est de représenter la Polynésie, c’est-à-dire sa population à l’Assemblée de la Polynésie Française, dans les diverses commissions de celle-ci, et sur le terrain. Pour déterminer le profil, je vous avais proposé de ne retenir que 5 qualités, essentielles à vos yeux, parmi les 10 propositions que j’avais faites.
Voici le résultat :
En tête des réponses vient « Être soucieux de l’intérêt général » , qui englobe aussi le respect du mandat. A la deuxième place ex-æquo, « Être intègre » (que l’on peut rapprocher de être exemplaire ») et « Être à l’écoute des préoccupations de la population ». A la quatrième place, la compétence et savoir du candidat « Être capable », et à la dernière, mais quand même dans les 5 qualités essentielles « Être attentif à la gestion rigoureuse de l’argent public », ce qui montre la responsabilité des votants.
Pour moi, un bon conseiller doit aussi savoir s’exprimer, et pouvoir écrire, tout seul ce qu’il a à dire, ce qui n’est pas le cas de nombreux conseillers de l’assemblée actuelle. La lucidité et la clairvoyance sont également importantes, mais peut-être, plus pour la tête de liste, aux yeux des votants. Quant à l’esprit d’équipe, il clôture les résultats n’étant pas crucial dans le choix du profil d’un bon conseiller.
Ces réponses nous donnent le profil presque idéal des prochains conseillers à élire :
soucieux de l’intérêt général, intègre, à l’écoute de leurs électeurs, capables et gestionnaires rigoureux des fonds publics.
Si jamais nous sommes capables de dégoter de tel(le)s candidat(e)s, la Polynésie Française devrait trouver le chemin du développement économique intègre, du bien-être de sa population. Nous pourrions retrouver un équilibre social en permettant le retour à l’emploi, le rééquilibrage de la CPS, et enfin ouvrir la porte à une véritable ressource touristique.
PS : dorénavant, je ne commenterai plus, mais répondrai personnellement à chacun de vos mails, si vous souhaitez m’écrire !
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![François Hollande, le candidat qui se dérobe plus vite que son ombre, est un concentré de socialisme à la française. Nicolas Sarkozy a résumé sa personnalité d’un mot, dans son discours de Marseille, dimanche : il est « Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ». D’ailleurs, François Mitterrand s’entendait parfaitement avec Margaret Thatcher, ils ont fait ensemble le tunnel sous la Manche. Ils étaient pourtant le contraire l’un de l’autre, lui socialiste et florentin, elle libérale et obstinée. Hollande ne les oppose pas : il est les deux. Libéral à Londres ? « Je suis oiseau, voyez mes ailes. » Socialiste à Paris ? « Je suis souris, vivent les rats. » Il a grandi à l’école Mitterrand. Il en a retenu les attitudes, les intonations, les mots et la leçon politique. Dites une chose, faites-en une autre. « Le sage dit, selon les gens, “Vive le Roi ! vive la Ligue !” » La Fontaine avait tout vu. Marc Ladreit de Lacharrière, grand patron indépendant et redouté parce qu’il préside l’une des trois agences mondiales de notation, Fitch (qui a conservé à la France, comme Moody’s, son triple A assorti de “perspectives négatives”), raconte ses débuts sous François Mitterrand, dans le numéro de mars de la Revue des Deux Mondes : « Les débuts de l’ère Mitterrand, écrit-il, ont été catastrophiques pour la France. […] François Mitterrand consulte, finasse, joue ses amis les uns contre les autres, hésite entre le repli protectionniste, la sortie du système monétaire européen et le pari sur l’Europe. […] Homme du passé, Mitterrand était convaincu que les Français aspiraient à une rupture avec le capitalisme. Il doit s’incliner : il s’est trompé. Faute de maîtriser un savoir économique pour lequel il a longtemps affecté d’éprouver un léger dédain, il ne comprend pas son époque ni les ressorts du monde moderne. Sous la pression des faits, il bascule et convertit sa politique au libéralisme. » Le voici qui adore ce qu’il avait abhorré. « La France embrasse l’économie de marché, l’épouse même, s’enthousiasme pour l’entreprise et la mondialisation naissante. » Finie la diabolisation de l’argent et des patrons, vive le marché unique européen, la suppression du contrôle des changes, la liberté de mouvement des capitaux et l’innovation financière. C’était il y a vingt-cinq ans. Et maintenant, quand François Hollande bavarde avec Angelique Chrisafis, la correspondante à Paris du Guardian, voici ce que cela donne dans l’édition du 14 février du quotidien britannique : « Le favori de la présidentielle en France dit qu’il veut voir le Royaume-Uni reprendre sa place au coeur de l’Europe et que le secteur financier n’a rien à redouter de nouvelles régulations. » On n’est plus en 1981, lui dit-il aussi. Le monde a changé, la guerre froide est finie et « il n’y a plus de communistes – ou plus guère ». « La gauche a été aux affaires pendant quinze ans au cours desquels elle a libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. » De quoi peut-on avoir peur ?...](http://3.bp.blogspot.com/-yV42P7w5iTs/THlSE7Dr1CI/AAAAAAAABUw/ByQ5VGKPnU8/s1600/francois-hollande.jpg)











































Christophe Noiret
3 juillet 2011
Un sondage n’a de sens qu’avec des chiffres ; combien de sondés, qui sont ils …?