Electeurs… Censeurs !

Publié le25 janvier 2012


Electeurs... Censeurs !

Décidément les médias polynésiens ne nous considèrent pas encore comme des électeurs émancipés. Il est vrai qu’à part l’élection de Mahina, il y a un an, nous n’avons pu montrer notre évolution. D’autre part notre mutisme politique, notre langueur monotone récurrente, n’engagent pas les journalistes sur une voie plus responsable vis à vis de leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
Ceci écrit, quand ils parlent de politique, nous avons toujours droit au même leitmotiv, les grands partis ! Dans le cas d’une étude historique, peut-être, mais aujourd’hui aucun ne peut plus avoir ce statut. Les prochaines législatives seront ouvertes et feront le ménage…

Même si chaque candidat a sa propre équipe de campagne, ses sympathisants, ses adhérents (là c’est plus dur). Même s’il a besoin du soutien de tous ses « supporters », de tous ses militants, l’élection législative est une bataille de candidat à candidat, et donc pour l’électeur, le choix entre l’un ou l’autre de ceux-ci. C’est un scrutin qui repose sur les valeurs réelles de celui qui se présente devant les suffrages de la population, sauf si l’on croit naïvement en ses promesses électorales…  

Autant je n’aime pas les scrutins de liste que sont les territoriales. Combien de ces candidats, réunis sur la même feuille, auront l’aptitude de savoir écrire eux-mêmes ce qu’ils diront à l’Assemblée de Polynésie ? Combien sauront s’exprimer clairement dans l’hémicycle polynésien ? Combien d’entre-eux comprendront même le jeu politique, et je ne parle pas de vision…? Mais l’élection qui mène à la députation pour le « vainqueur » n’est pas une élection d’un parti. C’est pour cela que les 9 et 16 juin 2012, les surprises seront au rendez-vous. Les journalistes auront intérêt à prévoir qui seront ces nouveaux gagnants, car le seul député qui se représente, à part d’être l’ami du secrétaire général de l’UMP, fait pâle figure et devrait céder sa place malgré lui.

Tout les signes avant-coureurs de ce changement espéré sont au vert, mais tout reposera sur le choix intègre ou non des électeurs, qui sont en fait les véritables censeurs du scrutin prochain. Mais la lâcheté de la  nature humaine est capable de déjouer tous les pronostics, sauf si parmi tous les candidats qui se présenteront, il en est qui apportent ce que la population attend de ses politiques locaux :

le souci de l’intérêt général – l’intégrité – l’écoute véritable de ses difficultés et besoins – la capacité -  la rigueur dans la gestion des fonds publics.

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