Décidément les médias polynésiens ne nous considèrent pas encore comme des électeurs émancipés. Il est vrai qu’à part l’élection de Mahina, il y a un an, nous n’avons pu montrer notre évolution. D’autre part notre mutisme politique, notre langueur monotone récurrente, n’engagent pas les journalistes sur une voie plus responsable vis à vis de leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
Ceci écrit, quand ils parlent de politique, nous avons toujours droit au même leitmotiv, les grands partis ! Dans le cas d’une étude historique, peut-être, mais aujourd’hui aucun ne peut plus avoir ce statut. Les prochaines législatives seront ouvertes et feront le ménage…
Même si chaque candidat a sa propre équipe de campagne, ses sympathisants, ses adhérents (là c’est plus dur). Même s’il a besoin du soutien de tous ses « supporters », de tous ses militants, l’élection législative est une bataille de candidat à candidat, et donc pour l’électeur, le choix entre l’un ou l’autre de ceux-ci. C’est un scrutin qui repose sur les valeurs réelles de celui qui se présente devant les suffrages de la population, sauf si l’on croit naïvement en ses promesses électorales…
Autant je n’aime pas les scrutins de liste que sont les territoriales. Combien de ces candidats, réunis sur la même feuille, auront l’aptitude de savoir écrire eux-mêmes ce qu’ils diront à l’Assemblée de Polynésie ? Combien sauront s’exprimer clairement dans l’hémicycle polynésien ? Combien d’entre-eux comprendront même le jeu politique, et je ne parle pas de vision…? Mais l’élection qui mène à la députation pour le « vainqueur » n’est pas une élection d’un parti. C’est pour cela que les 9 et 16 juin 2012, les surprises seront au rendez-vous. Les journalistes auront intérêt à prévoir qui seront ces nouveaux gagnants, car le seul député qui se représente, à part d’être l’ami du secrétaire général de l’UMP, fait pâle figure et devrait céder sa place malgré lui.
Tout les signes avant-coureurs de ce changement espéré sont au vert, mais tout reposera sur le choix intègre ou non des électeurs, qui sont en fait les véritables censeurs du scrutin prochain. Mais la lâcheté de la nature humaine est capable de déjouer tous les pronostics, sauf si parmi tous les candidats qui se présenteront, il en est qui apportent ce que la population attend de ses politiques locaux :
le souci de l’intérêt général – l’intégrité – l’écoute véritable de ses difficultés et besoins – la capacité - la rigueur dans la gestion des fonds publics.





![François Hollande, le candidat qui se dérobe plus vite que son ombre, est un concentré de socialisme à la française. Nicolas Sarkozy a résumé sa personnalité d’un mot, dans son discours de Marseille, dimanche : il est « Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ». D’ailleurs, François Mitterrand s’entendait parfaitement avec Margaret Thatcher, ils ont fait ensemble le tunnel sous la Manche. Ils étaient pourtant le contraire l’un de l’autre, lui socialiste et florentin, elle libérale et obstinée. Hollande ne les oppose pas : il est les deux. Libéral à Londres ? « Je suis oiseau, voyez mes ailes. » Socialiste à Paris ? « Je suis souris, vivent les rats. » Il a grandi à l’école Mitterrand. Il en a retenu les attitudes, les intonations, les mots et la leçon politique. Dites une chose, faites-en une autre. « Le sage dit, selon les gens, “Vive le Roi ! vive la Ligue !” » La Fontaine avait tout vu. Marc Ladreit de Lacharrière, grand patron indépendant et redouté parce qu’il préside l’une des trois agences mondiales de notation, Fitch (qui a conservé à la France, comme Moody’s, son triple A assorti de “perspectives négatives”), raconte ses débuts sous François Mitterrand, dans le numéro de mars de la Revue des Deux Mondes : « Les débuts de l’ère Mitterrand, écrit-il, ont été catastrophiques pour la France. […] François Mitterrand consulte, finasse, joue ses amis les uns contre les autres, hésite entre le repli protectionniste, la sortie du système monétaire européen et le pari sur l’Europe. […] Homme du passé, Mitterrand était convaincu que les Français aspiraient à une rupture avec le capitalisme. Il doit s’incliner : il s’est trompé. Faute de maîtriser un savoir économique pour lequel il a longtemps affecté d’éprouver un léger dédain, il ne comprend pas son époque ni les ressorts du monde moderne. Sous la pression des faits, il bascule et convertit sa politique au libéralisme. » Le voici qui adore ce qu’il avait abhorré. « La France embrasse l’économie de marché, l’épouse même, s’enthousiasme pour l’entreprise et la mondialisation naissante. » Finie la diabolisation de l’argent et des patrons, vive le marché unique européen, la suppression du contrôle des changes, la liberté de mouvement des capitaux et l’innovation financière. C’était il y a vingt-cinq ans. Et maintenant, quand François Hollande bavarde avec Angelique Chrisafis, la correspondante à Paris du Guardian, voici ce que cela donne dans l’édition du 14 février du quotidien britannique : « Le favori de la présidentielle en France dit qu’il veut voir le Royaume-Uni reprendre sa place au coeur de l’Europe et que le secteur financier n’a rien à redouter de nouvelles régulations. » On n’est plus en 1981, lui dit-il aussi. Le monde a changé, la guerre froide est finie et « il n’y a plus de communistes – ou plus guère ». « La gauche a été aux affaires pendant quinze ans au cours desquels elle a libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. » De quoi peut-on avoir peur ?...](http://3.bp.blogspot.com/-yV42P7w5iTs/THlSE7Dr1CI/AAAAAAAABUw/ByQ5VGKPnU8/s1600/francois-hollande.jpg)











































René Hoffer
25 janvier 2012
Gérard, pour abonder dans ton sens:
Concernant la députation, voici ma candidature, mon programme et ma profession de foi en attendant la campagne “officielle”… dont doivent bien se moquer les crève-la-faim et autres laissés pour compte…:
“Programme : le RSA (RMI) pour les « 80 000 » personnes vivant (sic) sous le seuil de pauvreté (re-sic)…
Profession de foi : Je ne siègerais pas à l’assemblée nationale tant que le RSA/RMI pour les français en « Polynésie française » n’aura pas été inscrit à l’ordre du jour.”
Et voici mon commentaire suite à la publication de la candidature de Monsieur Philipp SCHYLE sur TAHITI-INFOS:
“Eh oui, le spectre de 2004 (sans parler de celui de feu-Boris Léontieff) est omni présent hahahaha
Plus drôle:
http://nouvelledonne.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11/21/cracra-le-nouveau-centre-devient-un-parti-polynesien.html
Extrait:
“Hallucinant : Le Nouveau Centre d’Hervé Morin devient un parti polynésien.
Le Nouveau Centre vient de trouver un moyen tordu (mais légal) pour récupérer le financement de l’Etat (…) Ainsi, le parti d’Hervé Morin va t’il empocher la coquette somme de 950 000€ annuels (…) En signant une convention avec le Fetia Api (…) présidé par Philip Schyle. (…) dès qu’ils ont présenté un candidat aux législatives. (…)”"
Conclusion: ben, euh… la lettre du candidat “mûrement réfléchi” Philipp SCHYLE passe sous silence cette OBLIGATION de candidature! Et puisque Philipp SCHILE parle de lien franc et loyal avec l’Etat (sic)… il omet cependant de mentionner les “80 000″ personnes sous le seuil de pauvreté que son “Etat” laisse crever depuis des années et des années sans l’ombre d’un RSA/RMI à l’horizon…
rollstahiti@gmail.com