Nous sommes entrés de plain-pied en période électorale en Polynésie. Des nouveaux partis se créent sans autre intention que de servir exclusivement le président de celui-ci pour se présenter à la députation. Les promesses intenables et fallacieuses vont pleuvoir pour retourner au pouvoir. On remet en marche toutes les anciennes habitudes qui ont donné de « bons résultats » dans le passé simple, sauf que tout a changé et que la situation économique mondiale ne va pas vers le beau fixe…
Mais surtout l’incompréhension de la situation politique du fenua, des attentes, des difficultés, des besoins de sa population font que ces politiques ne vont pas rencontrer sur leur route la victoire venant à eux les bras grands ouverts. Il faut autre chose qu’ils n’ont pas et qu’ils ne font pas. C’est aller sur le terrain, non dans des salles, mais au fond des vallées les pieds dans l’eau, pour écouter, si l’on veut bien vous recevoir, et accompagner les oubliés, ceux qu’on n’entend jamais, dans leur envie de s’en sortir. Pour cela, pas de promesses qui seront jetées à la poubelle avant même d’être entendues, car c’est avant d’être élu qu’il faut épauler ces familles dans la difficulté, comme savent le faire les associations de terrains ou les bénévoles anonymes.
La victoire à la députation est à ce prix, en mouillant sa chemise, sans avoir crainte de salir ses chaussures. Être député veut dire être élu pour servir l’ensemble de la population tous les jours, hors présence à l’Assemblée nationale pour légiférer, ou participer à des commissions. D’ailleurs, un député polynésien ne devra avoir que ce mandat afin d’être à l’écoute permanente des habitants de sa circonscription. Après le 16 juin, la mise en place de permanences dans les différents districts sera la première chose à réaliser, afin d’être immédiatement en phase avec le peuple polynésien, car les députés actuels n’ont jamais mis cela en place, parce que le bien-être de leurs électeurs n’a jamais été leur préoccupation première, sinon ils l’auraient fait !
Les slogans à la con, comme « ça suffit », « stop les chalalas » ou autres inepties, sont sans effet et n’ont pour but que de brouiller la vue des électeurs. Seule la véritable politique de proximité ; seul le politique simple, accessible, disponible, sont les vraies tendances à long terme qui se profilent à l’horizon électoral de la Polynésie Française.
Celui qui n’aura pas compris et assimilé cette tendance, verra que sa route qui lui semblait longue et belle n’était en réalité, qu’un cul-de-sac !




















































Publié le26 janvier 2012